Comment s’en servir

Trois terrains, un seul geste. Ces pranks préparent à verrouiller sa session avant qu’un autre le fasse à ta place.

Collège, lycée, open space. Rien n’est installé. La leçon tient dans un raccourci.

Dans l’ordre

  1. 01

    Repère le terrain

    Collège, lycée ou open space. Le décor change, le trou dans la raquette non : une session encore ouverte.

  2. 02

    Choisis le niveau

    Gentil devant une classe de sixième. Fourbe entre collègues qui se connaissent. Le faux ransomware attend que tout le monde sache que c’est une simulation.

  3. 03

    Ouvre le prank

    Depuis le catalogue, ou au hasard. Ajoute ?message= pour glisser une phrase dans le rappel, et ?delay=5, 10 ou 30 si tu dois t’éloigner avant que ça démarre.

  4. 04

    Lance, puis disparais

    Le bouton passe en plein écran. La barre du navigateur disparaît. Toi aussi, de préférence.

  5. 05

    Sors par la trappe

    Échap, le mot prank tapé au clavier, ou un triple-clic en haut à gauche. Le rappel de verrouillage prend le relais.

  6. 06

    Fais faire le geste

    Windows : Win + L. macOS : Control + Command + Q. Une fois, à voix haute. C’est toute la leçon.

Trois terrains

La même faille, trois pièces. Le prank change. Le raccourci, non.

01

Comment l’utiliser au collège ?

La salle info sent encore le feutre pour tableau. Le cours de technologie est fini, la session ENT de Maëlys ne l’est pas : Pronote, le mail des parents, un document partagé de SVT.

Au collège, le prank est un déclic, pas une humiliation. Reste sur un niveau gentil : Écran cassé, Frozen computer, Windows Update. Tu lances, la classe voit, tu coupes, tu montres le raccourci. Le faux ransomware attend le lycée. La peur utile s’arrête avant la panique.

Le debrief tient en une phrase, dite par eux : si je me lève, je verrouille. Comme on pousse sa chaise.

À lancerÉcran casséFrozen computerWindows Update

02

Comment l’utiliser au lycée ?

Spé NSI, heure de vie de classe, ou le CDI un mardi de novembre. Discord est ouvert, le drive du groupe aussi, et parfois Parcoursup. Vingt secondes suffisent pour lire une conversation qui ne te regarde pas.

Là, tu peux monter d’un cran : Blue Screen, Kernel panic. Le faux ransomware passe, à condition que la chute arrive dans la minute et que tout le monde sache que rien n’a été chiffré. Le lycée est l’âge où le réflexe devient un automatisme, plus qu’une consigne collée au mur.

Fais faire le geste à toute la rangée. Puis pose la seule question qui compte : qu’est-ce qui était encore ouvert ?

À lancerBlue ScreenKernel panicFaux ransomware

03

Comment l’utiliser en open space ?

10h12. Le stand-up est fini. Camille est partie remplir son mug. Sur l’écran : le canal incidents, un brouillon RH, une session qui n’a pas bougé depuis le daily.

Le public est adulte, le risque aussi. Mails clients, outils internes, un mot de passe encore dans le presse-papiers. IT Department ou le faux ransomware font le travail, entre collègues qui se connaissent. Pas le premier jour du stagiaire. Pas pendant un appel client. Pas sur une machine hors de l’équipe.

La règle de la kitchenette : si tu n’oserais pas laisser ça affiché quand tout le monde passe prendre un café, tu verrouilles avant de te lever.

À lancerIT DepartmentFaux ransomwaremacOS Update

Questions

C’est une blague ou de la cybersécurité ?

Les deux, et c’est le principe. Rien n’est volé, rien n’est chiffré, aucun fichier n’est ouvert. Le seul dégât, c’est la honte brève de celui qui a laissé sa session ouverte.

La cybersécurité dont on parle ici n’est pas un pare-feu. C’est un réflexe physique : verrouiller avant de quitter la chaise. Collège, lycée, open space : le trou est le même.

Ça touche à l’ordinateur ?

Non. Tout se passe dans le navigateur. Pas d’installation, pas d’accès aux fichiers, rien n’est envoyé. Tu fermes l’onglet, il ne reste que l’habitude — et éventuellement une réputation.

Faut-il prévenir la personne ?

En classe, le cadre est annoncé. Le prof ou l’animateur sait, même si la personne dont l’écran est encore allumé ne sait pas que c’est son tour.

En open space, préviens l’équipe une fois : cette semaine, on se piège. Pas la personne à la seconde où elle se lève. La surprise apprend. L’humiliation en réunion, non.

Et si quelqu’un panique ?

Tu sors immédiatement. Échap, ou le mot prank. Le prank n’a de valeur que si la personne peut en rire dans la minute. Un faux ransomware sans chute pédagogique est juste méchant, et ce n’est pas le produit.

On peut le projeter devant une classe ?

Oui. Vidéoprojecteur, prank gentil, puis toute la salle verrouille en chœur. Le plein écran existe pour que personne ne voie la barre d’adresse et ne crie que c’est un site avant la chute.

C’est autorisé au travail ou à l’école ?

Le site n’installe rien et ne contourne aucune protection. Il affiche une page. Sur une machine que tu n’administrres pas, tu demandes quand même. L’établissement ou l’employeur peut interdire les blagues. Personne ne peut interdire de verrouiller sa session.

Pourquoi le mot prank pour sortir ?

Parce que la personne qui subit ne le connaît pas. Toi, si. C’est la trappe de service. Ne l’écris pas sur un post-it collé au cadre de l’écran : ça gâche le métier.

Combien de temps laisser tourner ?

Le temps de revenir du café, pas celui d’une heure de cours. Une minute de mise à jour qui n’avance pas suffit. Au-delà, tu n’apprends plus rien : tu occupes un poste, ou une salle.

Choisir un prank